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Josiane et Giancarlo en juillet 2013

 

 

 

 

 

2012 09 Ciarapico Giancarlo gilles web mini

Gilles et Giancarlo en septembre 2012

 

 

 

 

L’or qu’elle trouve est en elle !

Pièce de Giancarlo Ciarapica 

36eme mise en scène de Gilles Champion

4eme création de la CIE-DE-LA-LETTRE-G

Avec Josiane Champion-Magne en Camille, Stéphane de Santis pour l’homme.

 

SELECTION FESTIVAL DE LA TANIA- COURCHEVEL LE 7 JUILLET 2021 19 H !

 

    LA BANDE ANNONCE https://www.youtube.com/watch?v=xhVH3us_EKI&t=11s

DES REACTIONS DES SPECTATEURS DE SEPTEMBRE 2020 

Sophie castagnet
A J-1 de la dernière, l'actrice est totalement dans le rôle. Époustouflant. L'Or qu'elle trouve en elle. Camille Claudel. Un texte superbe. Que ça fait plaisir à entendre et surtout après ces longs mois ! Magnifiquement porté par Josiane. Madame il me semble que vous portez bien votre nom. J'étais dans cette Passion, à Montfavet. Trente années d'internement rendez-vous compte. Un beau second rôle pour venir étoffer ce monologue. Charnel, dérangeant, authentique, actuel, instructif, troublant. Je suis d'autant plus touchée car moi-même minorité, femme, féministe, historienne de l'art. Du grand théâtre amateur. Une heure ailleurs et ça fait du bien. Soutenons la création. La dernière ce dimanche après-midi au Trancanoir. Cie de la lettre G. Mise en scène Gilles Champion. Avec Josiane Magne et Stéphane de Santis. Texte de Giancarlo Ciarapica. Merci.

Ghyslaine Bernard

Un moment hors du temps hier soir. D’abord le bonheur de retourner au théâtre pour une pièce magnifique ´´L’or qu’elle trouve est en elle´
Camille Claudel a passé 30 ans de sa vie dans un asile.
C’est cette partie de sa vie que Josiane Magne nous fait vivre avec elle.
Une interprétation magnifique de Josiane.
Elle nous a livré tous les tourments de Camille enfermée dans cet asile ses colères, ses angoisses, mais aussi ces souvenirs plus légers.
Josiane / Camille nous a pris par la main et nous a emmené avec elle vivre dans cet asile.
On a vécu avec elle et surtout grâce elle, tout un panel d’émotions.
Tout en elle respirait Camille, son corps, sa voix, son regard, ses gestes ...Ce n’était plus Josiane sur scène mais Camille !
Josiane /Camille n’est pas seule sur scène Stéphane De Santis l’accompagne qui est-il ? Un autre pensionnaire, les hallucinations de Camille ?
Peu importe il est celui que vous voulez mais son jeu est tout autant superbe que celui de Josiane.
Une belle complicité entre eux et deux comédiens habités par leur rôle.
Chapeau bas Josiane et Stéphane sans oublier Gilles Champion le metteur en scène qui a réalisé une belle mise en scène sobre efficace qui donne toute sa place au jeu des comédiens. Il a aussi mis ces comédiens en lumière tout en finesse en étant en régie !
Voir cette pièce une fois ne suffit pas !!! J’ai envie de revivre ce moment avec Camille !! Et vous trois bien sûr.

 Anne KT Cie L'ART-SCENIC
Ce fut un fort et beau moment qui restera gravé dans ma mémoire. La slave passionnée que je suis était CAMILLE, a ressenti et vécu tous ses tourments, tous ses 'états' et je suis morte avec elle dans cet asile de Montfavet.
Alors un ENORME coup de chapeau à Josiane qui a fait là, à nouveau, une performance d'actrice, et qui peut prétendre jouer à Paris où elle a sa place et où, malheureusement, bien souvent les 'pseudo talents' sont mis en lumière !
Je suis ressortie de cette soirée avec les larmes glissant lentement sur mes joues et sans pouvoir parler. Ce matin, en écrivant ces quelques lignes, l'émotion est ENCORE et toujours bien là !
Bravo aussi à son partenaire qui, lui aussi, s'est dépassé et pour la mise en scène sobre et juste. Ce texte est superbe et très bien accompagné par les musiques donnant encore plus de relief.
Voilà... et j'espère que vous allez tourner cette pièce bien plus qu'à Lyon et sa région. Elle le mérite. Bonne chance et à bientôt.

Michelle Fayard, FNCTA CD69
Un destin hors du commun, pétri de douleur et de génie, Camille Claudel vit dans une société où elle ne sent pas à sa place. Elle a 48 ans lorsqu'elle est internée dans un asile.
"L'or qu'elle trouve est en elle" dénonce ces trente années d'enfermement. L'on découvre une Camille touchante de vérité, on souffre avec elle de cette non-compréhension, on crie ensemble pour participer à sa révolte intérieure. Il lui a manqué cette reconnaissance de la femme, de l'art, une 'sculpture' de sa vraie personnalité !
"L'homme" est là, et nous ramène à un autre temps vécu ! On navigue entre la souffrance et les délires de Camille et ce qui pourrait nous faire penser à une autre réalité.
Quelle est la plus réelle ?
Josiane nous émeut et Stéphane nous conduit sur une autre rive projetant ce reflet émotionnel... D'ailleurs, notre quotidien ne nous renvoie-t-il pas ces miroirs déformants ?
Encore une pièce audacieuse de Gilles Champion et 2 comédiens émouvants évoluant dans des décors qui se fondent dans le texte et participent à notre immersion totale.
Soyez alchimiste, allez voir et écouter que l'or est bien dans cette pièce...

Christiane JOANNY, Au Creux de l’Oreille, cie
Puis soudain, dans un texte à l’écriture très dense dans le début - peut-être même gêne-t-il un peu le jeu (excellent de Josiane CHAMPION-MAGNE) jaillit une phrase qui semble se jouer de l’adage « qui se ressemble s’assemble ». Correctif immédiat « qui s’assemble se ressemble ». Et c’est là que la pièce prend toute son épaisseur. Nous avons en face de nous une Camille à vif, internée à Montfavet, interdite de marbre et de bronze, mais qui garde une parole tranchante comme un silex. Aucune douleur du passé n’est oubliée, et les chaînes de ses journées les rendent plus lourdes, plus indécentes... elles se bousculent, se heurtent, enflent et se brisent avant que d’échouer sous le regard fixe et hagard de son partenaire (pour Stéphane de Santis aussi, très bonne composition). Il reçoit tout, les mots, le corps, la violence. Très économe de gestes, seule la bouche distille de courtes mais glaçantes répliques. Qui est-il ? Pourquoi se permet-il cela ? Quel est son rôle exact ? Camille l’affuble des noms de tous les personnages de l’entourage dans lequel elle s’est construite, éveillée et découverte femme. Tour à tour Auguste, Paul, le père aimé, la mère, qui rejoint la cohorte des mères qui ne croit pas en leur fille, et même Rose... Est-il un compagnon dans cet espace de folie ? Certes non, puisque Camille n’est pas folle. Mais pour faire vivre sa souffrance il lui faut de la matière, quel que soit son statut, ce personnage-là représente bien l’objet-transfert, celui par lequel la parole peut se vivre, encore et toujours, pour une Camille, clouée jusqu’à sa mort, aux murs de cet asile (pour moi le plus beau passage : texte, jeu des comédiens, mise en scène)
Peu à peu Camille nous décille les yeux, c’est notre contemporaine, elle n’est pas notre sœur, nous sommes - encore – les sœurs de Camille, et l’actualité ne peut me donner tort... A moins que Camille nous délivre un message, les femmes qui aiment trop se perdent... même si le poète veut perdre la raison en aimant...
Un spectacle d’excellente qualité, jeu et mis en scène, bravo à toute l’équipe.
Je vous rassure : les règles sanitaires sont très bien respectées.


Marie-Noëlle DAVID - FNCTA CD69
J'avais survolé les commentaires avant- d'assister à la pièce.
Vu l'enchantement suscité j'ai vite arrêté de les lire. Je voulais aussi être enchantée par mon propre ressenti...
Et puis le soir venu, je le fus.... J'étais enfermée avec CAMILLE, dans sa prison physique et sa prison mentale.... Trop de prisons pour un tel souffle de vie....
L'évanescence de Josiane et le jeu protéiforme de Stéphane se sont "assemblés" sans se "ressembler" pour mon plus grand bonheur.
Merci pour ce magnifique moment.

Henri Constanciel
"L'or qu'elle trouve est en elle" au Trancanoir. L'investissement de l'actrice dans la folie de Camille Claudel est impressionnant. Elle revit la séduction puis le rejet de Rodin, le désamour de sa mère, le refus de la société d'accepter que le talent artistique d'une femme puisse être égal, voire supérieur à celui d'un homme. La relation d'Auguste Rodin avec Camille Claudel rappelle celle d'Albert Einstein avec Mileva Marić, sa première femme.


Nicolas Brumay
Superbe spectacle, un texte très beau et des compositions d'acteurs très fortes et sincères ! Je conseille fortement !


Michel König
Un moment magique. Très belle prestation de Josiane


Jérôme harnois
C’était top de top !!! Magnifique texte, excellent jeu = un superbe moment de théâtre. Bravissimo


Solange Mariette
Un texte superbe, une mise en scène au top et de bons jeux d’acteurs. Un moment de grâce. Vraiment. Merci à vous les saltimbanques. Pendant une petite heure, j’ai été touchée, j’ai ri, j’ai appris, j’ai aimé. Merci encore. A voir et à revoir.

Roland Marion
Bravo ! Déjà avec Josiane et Stéphane (2 valeurs sûres) Mais la WAOU, Josiane magistrale. Du grand jeu Bravo

 Pierre Nossent-magne
Excellente pièce, bravo pour ce jeu excellent. On sent qu’il y a eu beaucoup de travail pour transmettre toutes les émotions de ce texte dur et émouvant.

Claude-Henri et Chantal
Nous avons vu plus qu'une pièce, une vraie performance de Josiane. Tu l'embrasses pour nous.

danielle gelly
Texte très fort et magnifiquement bien interprété par les 2 comédiens, bravo !

Michele Poncet

Très beau texte, j'ai bien aimé , belle performance de Josiane! Merci aux 2 acteurs de ce bon moment!

Nadjette Maouche
Josiane est bouleversante dans ce rôle... et tellement belle ️ les mots sonnent tellement juste.... un cadeau! Merci

Daniel Quilez

Vue hier soir dans cet adorable petit théâtre. Du grand et bon théâtre. Une comédienne et un comédien investis qui "servent" ce texte qui vous prend aux tripes....Un pur bonheur. Amateurs qu'ils disent ....A voir. Absolument

Joseph Villalba
Superbe spectacle. 2 acteurs au-delà de l'excellence. Une mise en scène géniale. Que du bonheur !!

 

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L’auteur Giancarlo Ciarapica, a reconstruit une Camille Claudel enfermée à l'asile d'aliénés de Montdevergues dont elle n'en sortira plus.

A travers un dialogue avec un autre enfermé, elle revit les passions, les aversions, les rages et les espoirs, de sa vie de sculptrice et de femme libre : c'est une "Passion" que vous allez voir.

Le texte et le jeu des deux comédiens, permet au spectateur qui méconnaitrait Camille Claudel, de découvrir cette femme hors-norme et au public averti, un nouveau niveau de lecture des combats de la guerrière de l'art.

Durée 1 heure

Avec Josiane Champion-Magne dans Camille et Stéphane De Santis dans l’homme.

 REPRISE en septembre 2021

Au TRANCANOIR 10 rue Juiverie Lyon 5eme Place St Paul bus C3

Tarif plein 14 euros et réduit à 11 euros (moins de 16 ans, FNCTA, chômeurs)

RESERVATION et paiement obligatoire à l'avance (pas de caisse à l'entrée) via
 https://www.payassociation.fr/ciedelalettreg/achatplaces et on peut confirmer àCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 0632171020

Costumes et tissus : LA FILAMBULERIE Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Mannequin : classe Costumes du lycée DIDEROT de Lyon

Praticables : Menuiserie Salson Lyon 3eme

Conception de l’affiche : Claude Dalphin et Josiane Champion-Magne

Merci à LA DEMEURE DU CHAOS pour le copyright de l’image de Camille et aux donateurs qui ont rendu possible cette création, merci à  Martine et Guy Bresson pour le local de répétition, merci à LA POTERIE DU CHATEAU de Grignan www.poterieduchateau.fr pour le don de la boule d'argile !

2020 09 23 CAMILLE CIE G 

 

L’approche de la mise en scène par Gilles Champion

Le texte de l’auteur Giancarlo Ciarapica est bien un dialogue, car le personnage qui lui répond occupe une vraie place.

Au fil du travail sur le texte, il m’a semblé possible d’imaginer que c’est Camille et un autre interné de Montdevergues, qui jouent et rejouent, une sorte de « passion », une sorte de « catharsis » pour aider les deux internés à fuir l’horreur quotidienne de cet asile. Mais il n’y a pas d’échappatoires hélas.

Si on cherche des « références », on peut penser à « Vol au-dessus d’un nid de coucou » par exemple.

Dès ce point de vue partagé avec l’auteur, la scénographie s’impose d’elle-même avec une petite estrade, des vêtements gris et des petits accessoires, comme cette glaise que sans doute Camille a pu un peu, un tout petit peu, manipuler dans l’asile.

Il ne restait plus qu’à sequencer le texte, pour trouver des articulations durant lesquelles des extraits musicaux viennent soutenir l’édifice de la pièce, pour une bonne réception par le public.

Mais l’essentiel est de restituer un état de colère de la Camille décrite par l’auteur de la pièce et pour cela, il faut l’énergie intérieure de la comédienne et son vécu, car on ne peut pas « faire passer » ce type d’émotion si on ne l’a pas soi même ressenti.

Le mot de Josiane :

josiane2 J’ai commencé le théâtre amateur au lycée en 1978, du haut de mes 17 ans. Puis la vie a tissé sa toile autour de moi, beaucoup de nœuds avec des fils de méchantes couleurs. 1984, Reims, la solitude accompagne mon âme d’une passion destructrice... Lire, lire jusqu’à plus soif, des romans, des pièces de théâtre.... Un après-midi dans une librairie, le choc, en tête de gondole ce visage, ce regard en première de couverture, qui m’hypnotise : Camille ! Je saisis le livre délicatement et je lis : Une femme d’Anne Delbée... Avec beaucoup d’émotions je parcours le résumé ! Sans hésiter, je l’ai acheté, je l’ai senti comme un bien précieux.... Moi, amoureuse de ces destins de femme hors du commun, Colette, Louise Labé et bien d’autres encore... J’ai dévoré son destin, atteinte de plein fouet ! Frissons, oui, frissons qui ont parcouru tout mon être...la première fois que je me suis trouvée face à ses sculptures. Les larmes ont envahi mon regard... Je la voyais, là, devant moi, vivante, ses mains sur la matière, travaillant ses œuvres....Je pouvais si bien la comprendre... Son besoin de liberté, cette passion qui l’a uni à Rodin, cette passion de la sculpture, d’exister en tant que femme ... Mon présent de l’époque me faisait vivre une similitude de sentiments ! Aimer, aimer, jusqu’à la folie, jusqu’à la destruction, créativité de mots, de poèmes... J’ai compris alors, qu’un jour, sur une scène de théâtre, je devrais lui rendre hommage. Les années ont passé, la passion du théâtre ne m’a pas quitté... Mon premier enfant, ma fille est née, elle s’appelle Camille... Et enfin, LA  rencontre qui allait tout changer ! »
 2019 11 stephane

Ne connaissant Camille Claudel que de loin, je me suis intéressé à sa vie, plus qu'à ses oeuvres, à travers livres, documentaires et le film avec Depardieu et Adjani. Je dois dire que sa vie très tragique a quelque chose de fascinant et de captivant, tout comme ses sculptures. Ainsi Camille Claudel a quelque chose d’une héroine de tragédie grecque que je résumerai par ces quelques phrases :

Immense artiste au destin tragique, née avec un don de Dieu, un talent unique, jetée dans l'oubli le plus absolu, mais qui à travers ses oeuvres, est devenue immortelle . . . éternelle, telle une Sainte canonisée. N'est-ce pas là le propre des grands artistes ?

Immergé dans le théâtre depuis plus de 15 ans, j’ai un grand plaisir à jouer l’homme un peu fou qui donne la réplique à Camille vieillissante, dans cette mise en scène audacieuse. Mais n’est-ce pas la Société qui  a été folle d’interner ce talent unique ?

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